Catamarrant la légende

Chatalavina était assise sur la plage, sous la réconfortante stature de l’église Notre Dame des anges. Cette soirée de Septembre à Collioure était particulièrement douce. Ses yeux sombres, humides, étaient perdus sur l’immensité méditerranéenne, Chatalavina , songeuse rêvait, elle imaginait... lire la suite
Catamarrant la raison d'être

Depuis plusieurs années, je voyage dans une contrée très particulière qu’est celle du handicap. Chaque jour est une vague, chaque vague renvoie sur un virage qui se transforme en une pente raide, puis en descente vertigineuse…... lire la suite
Depuis plusieurs années, je voyage dans une contrée très particulière qu’est celle du handicap. Chaque jour est une vague, chaque vague renvoie sur un virage qui se transforme en une pente raide, puis en descente vertigineuse…

Ce voyage (car il s’agit réellement d’un voyage) est de ceux qui vous rendent plus riche, il vous transporte de leçon d’humanité en leçon d’humilité. Sur ce chemin, j’ai croisé un peintre puis deux, puis trois puis…créateurs de l’ombre noyés dans cette lumière d’inspiration, j’ai rencontré cette jeune femme fabricant des bijoux si doux, puis cette autre à qui tout réussit, tout ce qu’elle touche devient lumières irisées et encore celui-ci qui transforme cette glaise informe en de si délicates créations, cette autre écrivaine dont l’inspiration n’a de limite que celle de mots, puis d’autres encore, la liste est incomplète déjà longue elle s’étoffera de jour en jour…

Le constat est simple (juste le constat n’est ce pas ?) l’un de ces créateurs me parlait de désaffiliation, terme lui tenant particulièrement à cœur (et que j’ai volontiers fait mien !), cette somme de talents, de volonté de création et d’expressions restés sans reconnaissance m’a donné envie de donner un coup de balais à cette poussière réductrice, étouffante et frustrante. Alors, rechaussant mes bottes de chantier, dans le virtuel je suis parti, équipé de ma truelle, de ma brouette, de mon béton j’ai aligné proprement, au cordeau, tous ces parpaings à petits coups de maillet, j’ai construit cette Galerie. Elle est ouverte à tous… à tous ceux qui ont envie de montrer leurs créations au plus grand nombre (sous réserve d’acceptation du maçon qui ne laissera pas son tamis inactif « des fois que des trucs pourraient souiller l’ambiance ».On y vient, on y séjourne, le temps que l’on veut, le loyer est de cinq euros par an sauf si quelqu’un gagnait au loto et décidait de donner un peu d’oxygène (peut être le maçon a-t-il des frais pour faire fonctionner ce lieu ?)

Voilà l’aventure qui t’attend cher lecteur, voilà l’aventure qui nous attend, nous n’en sommes qu’au début, la route est tellement longue que j’aperçois à peine l’horizon.

Votre tout dévoué maçon voyageur

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